Le Collège de France au Maroc

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Le Centre Jacques Berque, USR 3136 du CNRS, organise, en 2011, avec le soutien du Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France, un cycle de conférences : « Le Collège de France au Maroc ». Ce cycle sera reconduit en 2012 et 2013.

Il s'agit d'une opération sans précédent par son ampleur et par sa durée, qui a donné lieu à une convention entre le Centre Jacques Berque et le Collège de France, approuvée lors de l’assemblée plénière des professeurs, le 28 novembre 2010. Le premier cycle de conférences est centré sur les sciences sociales et humaines. Les années suivantes verront la part des sciences de la nature, de la médecine et des mathématiques augmenter. En principe, chaque venue d'un professeur donnera lieu à deux conférences sur des sujets en débat, abordés d'après une activité scientifique d'excellence ; un séminaire de recherche, donné au Centre Jacques Berque, fera suite aux conférences, permettant des échanges scientifiques entre le professeur invité, ses collègues marocains et les chercheurs du Centre. Les conférences seront, en outre, disponibles en version audio et vidéo et donneront lieu à un livret publié par un éditeur marocain.


La première année devrait voir la venue des professeurs Henry Laurens, Chaire d’Histoire contemporaine du monde arabe, Jon Elster,Chaire de Rationalité et sciences sociales, Antoine Compagnon, Chaire de Littérature française, moderne et contemporaine, Roger Guesnerie, Chaire de Théorie économique et organisation sociale, Philippe Descola, Chaire d’Anthropologie de la nature et Gilles Veinstein, Chaire d’Histoire turque et ottomane.

Ce cycle ne vise pas seulement à favoriser la diffusion de la recherche française d’excellence ; il vise, en premier lieu, à créer des partenariats durables entre les institutions académiques marocaines et les institutions académiques françaises. Les professeurs au Collège de France sont, en effet, multipositionnés dans le monde universitaire français ; entrer en contact avec eux, c’est entrer en contact avec plusieurs autres institutions. Cette dynamique apparaît d’autant plus profitable dans une perspective de co-développement scientifique que le Maroc est en train, à travers un Plan d’urgence ambitieux, de travailler à la mise à niveau de son enseignement supérieur et de ses capacités de recherche. La recherche française a, de toute évidence, un rôle particulier à y jouer.

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