Chargement Évènements

Des îles dans l’histoire : écrire l’Algérie (archives et terrains)

Workshop

lundi 8 avril - 9 h 30 min - mercredi 10 avril - 16 h 30 min

Lieu : Ecole française de Rome - Piazza Navonne, 62
Rome, Italie

Début : lundi 8 avril - 9 h 30 min

Fin : mercredi 10 avril - 16 h 30 min

Responsable(s) : Isabelle Grangaud, Noureddine Amara et Yazid Ben Hounet

Catégorie :

Plus grand pays d’Afrique (dixième au niveau mondial), l’Algérie, dont le territoire est de 2,5 millions de km², est l’une des premières puissances économiques de ce continent. Ce pays, dont l’économie demeure encore fortement dépendante des exportations d’hydrocarbures, disposait au 1er janvier 2014 du PIB par habitant le plus élevé d’Afrique du Nord (7 534 USD en parité de pouvoir d’achat) et du quatrième PIB du continent africain (206,1 Milliards USD en 2013). Avec une population de près de 40 millions d’habitants (38,7 millions d’habitants au 1er janvier 2014), composée à environ 98% de Musulmans, l’Algérie se situe en outre à la neuvième place des pays du monde musulman.

Pourtant, en dépit de la place privilégiée qu’il occupe en Afrique, dans le monde musulman, et dans la région MENA (Middle East and North Africa), ce pays demeure peu connu et rares sont les travaux, publiés en dehors de l’Algérie, portant sur la société algérienne actuelle. La colonisation française de l’Algérie et la Guerre de Libération Nationale ont fait l’objet de maintes publications, tant dans le monde francophone que dans l’espace anglophone ; mais les publications en sciences sociales sur l’Algérie au présent demeurent peu nombreuses, en comparaison de celles sur le Maroc et l’Egypte par exemple. Il en est de même des travaux, en histoire, portant sur l’Algérie depuis 1962, ou sur les périodes médiévales et modernes.

L’histoire et l’anthropologie, en tant que disciplines et s’agissant de l’Algérie, ont eu pour diverses raisons plusieurs difficultés à se défaire du moment colonial (en France) et/ou révolutionnaire (en particulier en Algérie) et/ou à se constituer. Ce constat vaut en particulier pour l’anthropologie sociale et culturelle, discipline qui jusqu’au début des années 90’ était plutôt mal vue par les autorités politiques. Considérée par ces dernières comme une science coloniale, elle était en outre suspectée de favoriser les thèses et donner une assise universitaire aux mouvements berberistes (Moussaoui, 2005). Ce n’est qu’à partir des années 90’, au moment de l’ouverture au multipartisme, que commenceront à se développer des départements et des enseignements labélisés en anthropologie. Cependant, les violences et l’insécurité durant la ‘décénnie noire’ – années 90’ et jusqu’au début des années 2000 – rendirent les enquêtes de terrain approfondies presque impossibles. De ce fait, les travaux anthropologiques, ethnographiquement documentés, basés sur des données directement collectés sur le terrain, ont été en réalité peu nombreux.

Le croisement entre histoire et anthropologie, même si il se fait en Algérie, notamment dans les activités du Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC) d’Oran, demeure néanmoins peu développé. Les historiens et anthropologues, spécialistes de l’Algérie, en Algérie et en Europe pourraient davantage contribuer au croisement disciplinaire et collaborer pour donner à lire et comprendre la société algérienne, ses histoires, ses cultures.

Télécharger le programme

 

  • Cet évènement est passé