Séminaires réguliers

Séminaire conjoint CJB / INAU

  • Regards croisés. L’action urbaine à l’ère néo libérale : contextes locaux, urbanités et résistances
  • Descriptif : L’extension urbaine et le développement de métropoles tentaculaires restent des phénomènes qui interpellent l’action urbaine à travers des choix politiques à opérer entre les besoins de l’inclusion sociale, ceux de la protection de l’environnement urbain ou la réponse aux intérêts des grands groupes industriels, immobiliers et financiers. Ce phénomène est concomitant d’une action publique marquée par le tournant entrepreneurial (Harvey, 1989). En effet, les injonctions néolibérales touchent aussi bien la privatisation, la décentralisation que la « participation », se traduisant ainsi par la multiplication des acteurs et la complexification de la scène politique urbaine. Mais ces tendances épousent des contextes politiques locaux très diversifiés. Dans ces aires métropolitaines, le pouvoir décisionnel se trouve fragmenté et mis à l’épreuve.Pour l’année 2019, le séminaire accordera une attention particulière à cette question aussi bien dans les pays des Suds que du Nord. En quoi l’action ou l’apathie de l’Etat dans les projets de redéveloppement implique l’imposition de nouvelles normes sociales, et une transformation de l’espace parfois mal vécue (fermeture d’espaces ouverts, normes de propreté, comportement, consommation, etc.) ? Plusieurs questions sont ici soulevées : identité(s), vécu(s) et réalité (s) du quartier, coprésences et urbanités plurielles dans les centres‐villes, mobilisations collectives, leurs formes et leurs leaders, etc.
  • Institution partenaire : Institut national d’aménagement et d’urbanisme, Rabat
  • Responsable : Imane Bkiri imane.ibkiri@gmail.com pour le CJB et Aziz Iraki imane.ibkiri@gmail.com pour l’INAU
  • Lieu : en alternance CJB / INAU

Ateliers d’anthropologie urbaine - Université d’Aïn Chock/ CJB

  • Descriptif : L’objectif de ces ateliers est de produire une série de monographies resserrées autour d’un individu en s’inspirant du concept d’anthropographie consistant en une « manière de décrire l’homme, et surtout décrire l’homme en société » (Camelin, Jungen, Massard, 2011 : 13) à partir d’outils de mise en récit influencés par les techniques du portrait développées en photographie et en peinture. Seront dressés « en miniaturistes » (Peraldi, Tozy, 2011) des « portraits en mouvement dans la ville » dont la redéfinition en cours met en évidence des transformations saillantes de Casablanca. Voir le descriptif complet
  • Institution partenaire : Faculté des lettres et des sciences humaines d’Ain Chock, CM2S
  • Responsable : Anouk Cohen :  anouk.cohen@wanadoo.fr, Fadma Aït Mouss : a_fadma@yahoo.com, Leila Bouasria lbouasria@gmail.com
  • Date : La première séance démarre le 21 novembre 2018 au CM2S.

Séminaire ILM

  • http://anrilm.cnrs.fr/category/seminaires/seminaire-ilm/
  • Descriptif : Le séminaire ILM est organisé dans le cadre du programme de recherche (portant le même acronyme) « ILM – L’enseignement de l’islam au Maroc (XVIIIe-XXIe siècles) : islamologie et sciences sociales » (Projet ANR- 16-CE27-0015). Les chercheurs participants au programme ILM y interviennent, mais aussi d’autres chercheurs qui travaillent sur la thématique de l’enseignement et la transmission de l’islam au Maroc, du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours.
  • Responsable : Anis Fariji anis.fariji@cjb.ma
  • Lieu : CJB, 18h, séance mensuelle

Séminaire « Les mercredis de la démocratie participative »

  • « Les mercredis de la démocratie participative », démocratie participative et participation citoyenne au Maroc
  • Descriptif : Ce séminaire vise à étudier la perception des mécanismes participatifs par les acteurs civils et les représentants des pouvoirs publics ainsi que les effets de ces mécanismes sur ces acteurs et sur l’action publique. Il a pour objectif de donner l’occasion aux chercheurs et praticiens de partager leurs travaux respectifs de recherches et leurs expériences de terrain. Il vise notamment à mettre en parallèle à la fois des travaux de recherche empirique réalisés sur le Maroc par des chercheurs et la présentation des expériences des acteurs concernés par la démocratie participative et la participation citoyenne dans ce même pays. Il s’agira notamment d’interroger comment les acteurs concernés par des mécanismes participatifs s’adaptent avec ces derniers, mais également de comprendre quels effets génèrent les mécanismes participatifs sur les différents acteurs concernés par ceux-ci ; il s’agira enfin de comprendre comment ces mécanismes influencent l’interaction entre les acteurs publics et civils. Cette version de 2019 du séminaire s’adresse à tous les professionnels de la participation (fonctionnaires, consultants, travailleurs sociaux, etc…) et chercheurs (jeunes et confirmés).
  • Responsable : Mustapha el Mnasfi m.elmnasfi@gmail.com
  • Lieu : CJB, de 18h à 19h30, séance le 3e mercredi du mois

Séminaire d’archéologie

  • Descriptif : La coopération maroco-française dans le domaine de l’archéologie, fruit d’une longue histoire, est plus que jamais présente aux quatre coins du pays. Depuis des décennies, des équipes binationales travaillent sur des sites prestigieux et d’autres qui méritent d’être connus. Pour faire bénéficier les étudiants de cette histoire commune et de ces expériences de recherche, l’INSAP et le CJB proposent des séminaires croisés animés, une fois par mois, par un ou plusieurs chercheurs. Ces ateliers, ouverts aux auditeurs libres, permettront également de sensibiliser le grand public à la richesse, la complexité et la fragilité du patrimoine historique marocain.
  • Institution partenaire : l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP, Rabat)
  • Responsable : Adrien Delmas adrien.delmas@cjb.ma
  • Lieu : En alternance CJB / INSAP

L’écrit par sa matérialité

En partenariat avec l’Institut néerlandais au Maroc (NIMAR, Rabat)

L’écrit en contexte musulman a jusqu’à présent mobilisé l’attention des historiens, anthropologues, codicologues, archéologues et historiens de l’art, de manière trop souvent isolée. Si quelques ponts, références ou emprunts entre ces différentes disciplines commencent à exister, leurs questionnements restent distincts, chacune s’interrogeant sur des sujets qui leur sont propres (naissance des écritures, literacy, histoire de la technique, etc.) bien que leurs approches sont amenées à se croiser et se compléter.

A la différence des recherches menées en Occident où, d’un point de vue méthodologique, une approche matérielle de l’écrit – l’écrit comme objet– semble s’être imposée comme une évidence aux différentes littératures, dans le monde musulman, l’écrit appréhendé à partir de cet outil heuristique n’a donné lieu qu’à trés peu d’études, de surcroît pluridisciplinaires. Né de la nécessité de combler ce manque, le présent séminaire a l’ambition de former un espace de rencontre d’approches combinatoires dans l’étude de l’écrit envisagé non pas comme un objet fini mais comme un processus de création, soit un ensemble de dispositifs complexes qui met en jeu une multiplicité de pratiques et d’acteurs.

Ainsi, sera davantage mis l’accent sur la fabrication de l’écrit – depuis l’auteur ou le scribe jusqu’au lecteur ou simplement usager – la matérialité du support, les conditions de sa production et de transmission, enfin les pratiques auxquelles il donne lieu, plutôt qu’à son contenu objectivé auquel on s’intéresse le plus souvent. A cette fin, la démarche empirique prenant appui sur les études de cas principalement ancrées au Maroc et dans les pays voisins sera privilégiée. Le séminaire s’attachera donc à des aspects bien précis de la production de l’écrit, de son utilisation et de sa circulation en en étudiant les supports, les matériaux, enfin, la valeur graphique, esthétique et sensorielle.

Un intérêt particulier sera accordé au livre, imprimé et/ou manuscrit. Nous nous intéresserons en particulier à la manière dont le support lui-même, les procédés graphiques et ornementaux soutiennent la transmission du savoir religieux, la mémoire de son lecteur et l’appropriation du savoir. La question de la réception sera effectivement centrale : par quels procédés l’acte de lecture et de manipulation de l’objet donne au texte des significations plurielles ou diachroniques ? De quelles manières l’usager construit-il sont rapport au texte et au livre qui le renferme, se l’approprie-t-il et l’échange-t-il ? Enfin, quelle relation dialectique existe-il entre l’écrit et l’oralité : quel usage oral de l’écrit observe-t-on et quel discours est-il porté sur lui ?