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SUMMARY:Séminaire jeunes chercheurs : Anne Lascaux et Clara Maindron
DESCRIPTION:Séminaires Jeunes Chercheurs du CJB (2025-2026)\nDate et heure : Mardi 7 avril 2026 de 16h00 à 18h00 | Affiche | \nDiscutant : Mehdi Alioua\, Professeur de sociologie à Sciences Po Rabat-UIR et directeur de la Chaire Migrations Mobilités Cosmopolitisme (UIR). \nIntervenante : Anne Lascaux\, postdoctorante en géographie au Centre Jacques Berque. \nTitre de l’intervention : Du fellah à l’ouvrier agricole : la fabrique du travail transnational sous conditionalité entre le Maroc et la France.\nRésumé : Cette communication présente le travail d’une enquête en géographie menée dans les zones rurales proches de Meknès\, d’où sont originaires de nombreux ouvriers agricoles temporaires qui chaque année partent travailler dans les exploitations françaises. Dans une démarche de géographie historique\, ce travail interroge comment les périodes coloniale\, puis postcoloniale\, ont constitué des laboratoires pour insérer les populations rurales marocaines dans le salariat agricole\, auprès des exploitants français. Il s’agit d’interroger le rôle qu’ont joué les fermes coloniales\, puis les institutions comme l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration dans le système de la migration temporaire de travail. En documentant la migration depuis le vécu des familles\, ce travail met en tension les représentations circulant sur les travailleurs ruraux migrants et la réalité des pratiques dans la migration. \nBio :  Anne Lascaux est géographe et chercheuse postdoctorante au Centre Jacques Berque. Elle a soutenu en 2022 à l’Université Jean Moulin Lyon 3 une thèse portant sur la reconversion en tant qu’exploitants d’anciens ouvriers agricoles marocains dans les espaces productifs provençaux. \n\nIntervenant : Clara Maindron\, Masterante en sociologie à l’EHESS. \nTitre de l’intervention : Français·es du Maroc : Rester après le protectorat\, les stratégies d’immobilité d’une population coloniale.\nRésumé : Cette intervention porte sur les Français·es issu·es de l’immigration coloniale et natif·ves du Maroc\, et entend analyser les conditions de possibilité de la continuité de leur présence au Maroc depuis l’indépendance. Quelques pistes d’analyses issues du séjour de terrain réalisé en septembre à Rabat seront présentées. \nEn prenant pour objet d’analyse celle des im/mobilités\, je montrerai comment la présence de ces Français·es au Maroc dépasse le cadre administratif et politique du protectorat et de ses suites : brouillant leur rapport à l’histoire coloniale\, leurs circulations permettent un maintien sur le long terme. Puis\, je détaillerai les stratégies professionnelles qu’iels développent après l’indépendance pour se rendre compatibles avec les nouvelles législations marocaines. \nCes deux aspects participeront d’expliquer comment les Français·es sont parvenu·es à rester au Maroc depuis l’indépendance\, et jusqu’à aujourd’hui. \nBio : Doublement diplômée d’une licence en sociologie et en histoire\, et maintenant étudiante en Master de Sociologie à l’EHESS\, je lie par cet objet les deux disciplines auxquelles j’ai été formée\, tout en précisant mes centres d’intérêts : sociologie des im/mobilités\, et histoire des espaces post-coloniaux.. \n\n\nArgumentaire : Le séminaire « Jeunes chercheurs » est un cycle de rencontres mensuel destiné à la valorisation des travaux scientifiques portés par de jeunes doctorant(e)s\, et postdoctorant(e)s ayant perçu\, pour leur projet de recherche\, le soutien du Centre Jacques Berque pour les recherches en sciences sociales et humaines. \nDe la préhistoire à l’urbanisme\, en passant par l’histoire\, la géographie\, la sociologie et l’anthropologie\, le séminaire parcourt plusieurs champs disciplinaires\, en s’attachant à les faire dialoguer. Les jeunes chercheurs qui y présentent leur travail expliquent différentes étapes du parcours doctoral ou postdoctoral : amorce d’un projet de thèse\, étape finale d’une recherche doctorale ou valorisation d’un postdoctorat en cours. Ainsi\, c’est autant un moment d’initiation à la communication et à l’argumentation scientifiques qu’une occasion pour confronter ses résultats et conclusions à l’épreuve du commentaire et de la critique. \nDans un cadre bienveillant et constructif\, chaque séance tantôt thématique\, tantôt transversale\, présente deux interventions de jeunes chercheurs invités à partager avec leurs pairs l’avancement de leurs recherches respectives. En outre\, afin d’encourager le débat dans une perspective d’échange scientifique\, le séminaire reçoit parallèlement un(e) discutant(e)\, chercheur confirmé dans son champ d’expertise\, pour animer les échanges et présenter ses observations\, questionnements\, pensées et perspectives sur chaque présentation. \nOutre (et en lien avec) sa pluridisciplinarité\, le séminaire se veut aussi être un véhicule d’apprentissage et de transmission. Les questions méthodologiques de la recherche scientifique en sciences sociales sont au cœur de chaque séance. Sont traitées ainsi les questions de l’accès au terrain et aux ressources\, de la réflexivité ou encore de l’écriture en SHS\, etc. \nEnfin\, le séminaire « Jeunes chercheurs » s’ouvre désormais aux doctorant(e)s et postdoctorant(e)s des institutions de recherche partenaires du Centre Jacques Berque\, en particulier l’Université Mohammed V de Rabat. Ainsi\, il est un rendez-vous mensuel stimulant pour la jeune recherche en sciences sociales au Maroc. \n\n\nCe séminaire se tiendra en hybride :\n– En présentiel au Centre Jacques Berque\n– En visioconférence sur Zoom via le lien suivant\, sans inscription : \nCoordination scientifique : Anne Lascaux\, Docteure en géographie\, membre associé du laboratoire Analysée comparée des pouvoirs
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SUMMARY:Séminaire jeunes chercheurs : Adelin Decamps et Noé Obadia
DESCRIPTION:Séminaires Jeunes Chercheurs du CJB (2025-2026)\nDate et heure : Jeudi 23 avril 2026 de 16h00 à 18h00 | Affiche | \nDiscutant :  Mohammed Benidir\, Maître de conférences habilité en sociologie et en anthropologie à l’Institut national d’aménagement et d’urbanisme (INAU)\, Rabat.. \nIntervenant : Adelin Descamps\, étudiant en Master d’anthropologie à l’Université Paris Nanterre. \nTitre de l’intervention : Les bibliothèques de Chinguetti : Un gisement patrimonial dans l’Adrar Mauritanien.\nRésumé : Chinguetti fait partie\, avec Ouadane\, Oualata et Tichitt\, d’un ensemble de villes anciennes de Mauritanie\, promues depuis les années 90 pour leur importance culturelle et religieuse ainsi que pour leurs bibliothèques familiales contenant nombre de manuscrits. A travers une recherche de terrain effectuée en avril-juin 2025 à Chinguetti et Nouakchott\, et dans une moindre mesure à Ouadane\, je propose de revenir sur le traitement des manuscrits de ces bibliothèques et leur insertion dans les circuits touristiques\, scientifiques et patrimoniaux à partir de la notion de gisement comme noeud de l’imbrication de tous ces usages\, compris comme un même mouvement de prospection\, d’extraction\, de raffinement et de promotion du patrimoine matériel présent sur le territoire mauritanien. \nBio :  Suite à l’obtention d’une licence de philosophie à l’université Bordeaux Montaigne\, je poursuis mes études dans le cadre d’un master d’anthropologie à l’université Paris Nanterre. Mon approche se situe ainsi à la croisée de ces deux disciplines\, fondant mes réflexions sur le patrimoine\, son esthétisation et sa marchandisation sur des enquêtes de terrains qui visent à restituer la parole des acteurs engagés dans ces phénomènes. \n\nIntervenant : Noé Obadia\, étudiant en Master d’anthropologie à l’Université Paris Nanterre. \nTitre de l’intervention : Creuser\, extraire\, vendre : Ethnographie d’une filière minière artisanale au Moyen-Atlas (Maroc).\nRésumé : A partir d’un terrain de deux mois dans la Province de Midelt\, j’ai enquêté sur l’organisation socio-spatiale du travail minier artisanal dans un contexte post-industriel. Le district de Mibladen est mondialement connu pour sa vanadinite\, minéral semi-précieux dont il constitue le principal gisement mondial\, mais produit aussi une grande variété de minéraux prisés sur le marché international de la collection. Je propose de restituer les différentes étapes de la filière\, de la prospection à la vente en passant par le creusement\, en montrant comment chacune engage des relations de confiance et de méfiance entre les acteurs. L’activité repose sur un paradoxe : elle nécessite un minimum de confiance pour s’associer\, creuser et vendre\, mais elle se déploie dans un environnement saturé d’incertitudes  (géologiques\, économiques et sociales) qui la fragilise en permanence. \nBio : Etudiant en Master 2 d’anthropologie à l’Université Paris-Nanterre (LESC). J’ai pu réaliser mon terrain de recherche entre avril et juin 2025 grâce à la bourse « Jeunes chercheurs » du CJB et à un programme de recherche interdisciplinaire IRD/CNRS dans la Province de Midelt. \n\n\nArgumentaire : Le séminaire « Jeunes chercheurs » est un cycle de rencontres mensuel destiné à la valorisation des travaux scientifiques portés par de jeunes doctorant(e)s\, et postdoctorant(e)s ayant perçu\, pour leur projet de recherche\, le soutien du Centre Jacques Berque pour les recherches en sciences sociales et humaines. \nDe la préhistoire à l’urbanisme\, en passant par l’histoire\, la géographie\, la sociologie et l’anthropologie\, le séminaire parcourt plusieurs champs disciplinaires\, en s’attachant à les faire dialoguer. Les jeunes chercheurs qui y présentent leur travail expliquent différentes étapes du parcours doctoral ou postdoctoral : amorce d’un projet de thèse\, étape finale d’une recherche doctorale ou valorisation d’un postdoctorat en cours. Ainsi\, c’est autant un moment d’initiation à la communication et à l’argumentation scientifiques qu’une occasion pour confronter ses résultats et conclusions à l’épreuve du commentaire et de la critique. \nDans un cadre bienveillant et constructif\, chaque séance tantôt thématique\, tantôt transversale\, présente deux interventions de jeunes chercheurs invités à partager avec leurs pairs l’avancement de leurs recherches respectives. En outre\, afin d’encourager le débat dans une perspective d’échange scientifique\, le séminaire reçoit parallèlement un(e) discutant(e)\, chercheur confirmé dans son champ d’expertise\, pour animer les échanges et présenter ses observations\, questionnements\, pensées et perspectives sur chaque présentation. \nOutre (et en lien avec) sa pluridisciplinarité\, le séminaire se veut aussi être un véhicule d’apprentissage et de transmission. Les questions méthodologiques de la recherche scientifique en sciences sociales sont au cœur de chaque séance. 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