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SUMMARY:Programme de l'école de formation RIMA/MAROC du 28 octobre au 1er novembre 2024
DESCRIPTION:PROGRAMME DE L’ÉCOLE DE FORMATION RIMA/MAROC\ndu 28 octobre au 1er novembre 2024\n| Présentation | Programme | \nLe programme ANR RIMA est un programme de recherche financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) en France\, avec pour partenaires l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN Ch. A. Diop). Il est géré par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et est hébergé à l’Institut des mondes africains (IMAF) à Paris. \nRIMA – dont l’acronyme est inspiré du nom d’une joggeuse violentée dans les rues d’Alger en 2018 par un homme refusant de voir une femme courir durant le ramadan – porte sur les femmes de l’espace Maghreb/Afrique de l’ouest islamisée et vise à étudier comment celles-ci\, face aux diverses discriminations qu’elles subissent (inégalités de genre\, territoriales\, ethniques\, économiques\, religieuses)\, réagissent\, luttent et/ou militent par le biais de l’islam. L’objectif est d’appréhender la façon dont les femmes réinventent leur vie et leur environnement social à travers la religion. Il s’agit de réfléchir aux normes de religiosités qu’elles mobilisent\, s’approprient et mettent en œuvre\, pour lutter contre les inégalités dont elles souffrent et imposer leurs identités de femmes\, de croyantes et de citoyennes. \nDans le cadre de ce programme ANR\, avec une aide financière du Centre Jacques Berque (CJB) et de l’Université Hassan II de Casablanca\, une école d’été pour des doctorant.es en sciences sociales sera organisée du 28 octobre au 1er novembre 2024 au CJB (Rabat)\, à l’Université Hassan II (Casablanca) et à Mohammedia. Durant 5 jours\, une dizaine de doctorant.es sélectionné.es recevront une formation pratique et théorique sur les méthodologies des sciences sociales. Seront à l’ordre du jour: 2 études de terrain collectives\, ateliers d’écriture (article scientifique) et formation aux attentes des revues scientifiques. \nLa formation sera dispensée par Aicha Barkaoui (enseignante chercheure à l’Université Hassan II/Casablanca)\, Anouk Cohen (directrice du CJB/Rabat)\, Kae Amo (Enseignante à l’Université de Kyoto)\, Nadège Chabloz (éditrice Cahiers d’études africaines/Paris)\, Marie-Nathalie LeBlanc (professeure titulaire à l’UQAM/Montréal)\, Saliou Ngom (chercheur à l’IFAN/Dakar)\, et Fabienne Samson (directrice de recherche à l’IRD\, membre de l’IMAF Paris). \nCette formation est gratuite pour les doctorant.es sélectionné.es\, avec une prise en charge des repas du midi compris en semaine. Pour candidater\, les doctorant.es doivent répondre obligatoirement aux critères suivants : \n\nÊtre inscrit.es en doctorat en sciences sociales (anthropologie\, histoire\, géographie humaine\, psychologie\, sciences politiques\, sociologie\, etc.) dans une université marocaines.\nAvoir un sujet de thèse qui porte sur les questions religieuses et/ou de genre.\nFaire sa thèse en français et avoir une bonne maitrise de la langue.\nS’engager à être dans un processus d’écriture d’un article scientifique (non encore publié) : le texte de cet article devra être envoyé en amont pour être retravaillé\, en atelier d’écriture\, lors de la formation doctorale.\nS’engager à suivre la totalité de la formation\, à s’investir dans les travaux collectifs et à participer oralement aux différentes discussions.\n\nModalités de candidature : \n\n1 CV\n1 synthèse (3 ou 4 pages maximum) du projet de thèse\n1 lettre de motivation (1 à 2 pages) pour montrer l’adéquation entre le sujet de thèse et la thématique du programme RIMA (https://anrrima.hypotheses.org/).\n1 lettre de recommandation de la directrice ou du directeur de thèse.\n\n 
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LOCATION:Centre Jacques Berque et Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Aïn Chock\, Casablanca\, Morocco
CATEGORIES:Ateliers de formation doctorale en SHS,Formation à la recherche
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SUMMARY:Séminaire conjoint CJB- ENA de Rabat- INAU Regards croisés : L'Action urbaine à l'ère néo libérale : contextes locaux\, urbanités et résistances. Luc Gwiazdzinski
DESCRIPTION:Habiter les nuits des mondes contemporains. Pistes chronotopiques et rythmiques\nIntervenant : Luc Gwiazdzinski\, Professeur\, ENSA de Toulouse. \nRésumé : Dimension longtemps oubliée la ville\, la nuit est désormais au cœur de nombre d’enjeux d’aménagement\, de gouvernance\, de qualité de vie et d’urbanité. La colonisation progressive de cet espace-temps éphémère et cyclique (lumière\, activités économiques\, commerciales\, services…) a entrainé l’apparition de tensions et conflits (nuisances sonores\, pollution lumineuse…) entre individus\, groupes\, activités et quartiers de la ville qui dort\, qui travaille\, qui s’amuse et qui s’approvisionne. En quelques années la nuit est devenue un objet de recherche interdisciplinaire\, un marché porteur pour les acteurs économiques\, un espace public convoité\, un laboratoire pour les politiques publiques\, un symbole des transformations de nos modes de vie mais aussi un lieu de manifestation\, de résistance et d’innovation pour l’ensemble des acteurs\, habitants et usagers. Entre « Droit à la ville » et « Droit à la nuit »\, insécurité et liberté\, couvre-feu et animation permanente\, s’élabore ici une forme de « pensée nuitale » qui échappe aux approches binaires et pose la question de la mesure. Quels avenirs pour l’autre partie de nos jours à l’aulne du réchauffement climatique ? La nuit a beaucoup de choses à dire au jour et à l’avenir. \nBiographie : Luc Gwiazdzinski est docteur en géographie\, professeur à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Toulouse. Ses recherches portent notamment sur les temporalités urbaines\, la chronotopie\, les rythmes et les nuits urbaines. Il a publié une vingtaine d’ouvrages sur ces questions parmi lesquelles : La nuit dernière frontière de la ville\, L’Aube ; Chronotopies\, Elya ; Flux et rythmes à l’épreuve des territoires\, Rhuthmos ; Nouvelles proximités\, FYP \nDate et heure : Vendredi 1er novembre 2024 à 16h30.\nLieu/Adresse : Centre de documentation de l’ENA de Rabat \nLe Centre Jacques Berque\, l’Ecole Nationale d’Architecture de Rabat et l’Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme vous invitent pour la prochaine séance du séminaire conjoint CJB – ENA de Rabat – INAU « Regards croisés. L’Action urbaine à l’ère néo libérale : contextes locaux\, urbanités et résistances ». \nCoordination scientifique : Sanae Aljem et Aziz Iraki\nPartenaires : ENA de Rabat et INAU \nTélécharger l’affiche
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LOCATION:Centre de documentation de l’ENA de Rabat\, Avenue Allal El fassi\, Rabat\, Rabat-Salé-kenitra\, 10000\, Morocco
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SUMMARY:Colloque International\, sur les traces de la langue Amazighe (berbère) de l’antiquité à nos jours\, à l’appui de sources documentaires
DESCRIPTION:Colloque International\, sur les traces de la langue Amazighe (berbère) de l’antiquité à nos jours\, à l’appui de sources documentaires\n04 novembre 2024 à 09H00 : Bibliothèque Universitaire Mohamed Sekkat\, Casablanca\n05 novembre 2024 à 09h30 : Centre Jacques-Berque\, Rabat \nOrganisation : Le Laboratoire de recherche sur les Différenciations socio-anthropologiques et les identités sociales\nCoordination : Mme Nadia Kaaouas & M. Ouahmi Ould-Braham \nPROGRAMME \n\nArgumentaire\nLa langue amazighe (ou berbère) est encore en vigueur dans une aire géographique vaste\, couvrant pas moins de neuf États africains (Maroc\, Algérie\, Tunisie\, Égypte\, Mauritanie\, Mali\, Niger\, Burkina-Faso) ; mais c’est au Maroc et en Algérie que la présence amazighe (sous ses diverses formes) est aujourd’hui la plus importante. La langue des autochtones d’Afrique du Nord dont le nombre de locuteurs – de par le monde – serait aujourd’hui de 30 millions (ou un peu moins)\, est rattachée à la famille linguistique afro-asiatique (ou chamito-sémitique). Ayant longtemps gardé un statut de langue minoritaire\, elle se caractérise par plusieurs variétés dialectales (chleuh\, tamazight du Maroc central\, rifain\, kabyle\, chaoui\, touareg\, parlers de l’Est en Tunisie\, en Libye et en Egypte…). Mais en dépit de cette diversité linguistique\, elle a révélé une unité profonde et a pu se hisser au statut de langue nationale (au même titre que d’autres langues africaines) au Mali et au Niger\, et de langue officielle au Maroc et en Algérie (en binôme avec la langue arabe). \nDans le cours de son histoire\, la langue amazighe a été en contact – hier comme aujourd’hui – avec des langues venues de l’extérieur (on a eu successivement le punique\, le latin\, l’arabe et le français)\, et le multilinguisme a marqué l’histoire de l’Afrique du Nord. Pour l’époque antique par exemple\, on peut citer des cas fameux d’écrivains latinistes\, comme Apulée de Madaure qui a vécu au second siècle de notre ère et se disait « mi-Numide\, mi-Gétule »\, et Augustin de Thagaste\, l’illustre évêque d’Hippone qui a écrit vers la fin du IVe et au début du Ve siècle\, et dont la mère portait le nom libyque de Monica. Ces deux érudits ont eu\, semble-t-il\, un rapport plutôt ambigu à la langue de leurs ancêtres. C’est ainsi qu’Augustin n’a pas manqué de relever dans les campagnes de son diocèse d’Hippone\, la persistance d’un parler sans doute libyque\, mais qu’il a qualifié –improprement – de « parler cananéen ». \nAu-delà de la question de la romanisation culturelle plus ou moins accomplie pour le commun des Africains (et qui a fait couler beaucoup d’encre)\, on doit souligner la permanence des langues indigènes\, perçue parfois comme une forme de résistance à la romanisation (Marcel Benabou\, 1976). Et ce n’est sans doute pas un hasard si – parmi toutes les langues anciennes – seuls les parlers libyco-berbères ont persisté jusqu’à nos jours : rappelons ici que de nombreuses tribus africaines vivant à l’extérieur du limes romain ont pu conserver leur autonomie et leur culture traditionnelle jusqu’à la conquête arabe. Les documents\, des sources littéraires classiques et surtout épigraphiques permettent de saisir la place de la langue amazighe et de l’écriture libyque dans une Afrique antique souvent caractérisée par le multilinguisme et le multiculturalisme. L’époque médiévale a vu se développer le processus d’intégration à l’Islam et le processus plus lent d’arabisation (plus ou moins profonde) des populations berbérophones du Maghreb\, mais ces phénomènes n’ont jamais abouti à la disparition totale de la langue berbère\, et ce dans aucun pays du Maghreb.\nOn a souvent dit que la langue amazighe s’est longtemps cantonnée dans la tradition orale purement et simplement. Mais la réalité est beaucoup plus nuancée\, car peu ou prou\, l’écrit de langue berbère a toujours existé\, et ce même à l’époque antique\, comme en témoigne l’importante série d’inscriptions libyques (et d’inscriptions mixtes : libyco-puniques et libyco-latines) dont le déchiffrement n’a pas manqué de poser des difficultés\, mais dont l’apport est désormais loin d’être négligeable. Pendant le Moyen Âge\, la communication écrite en berbère a été manifeste\, attestée par des documents manuscrits\, inédits pour la plupart mais qui restent plus ou moins accessibles. Sans oublier que la période moderne a vu se mettre en place tout un vaste champ de connaissances. \nCe colloque a pour titre Sur les traces de la langue amazighe (berbère) de l’Antiquité à nos jours : l’apport des sources documentaires. Commençons par la documentation qui permet de recueillir\, analyser et organiser des données linguistiques. Pour l’Antiquité\, elle est constituée aussi bien par des sources littéraires (papyrus égyptiens\, littérature grecque et latine) que par des documents épigraphiques (inscriptions libyques\, puniques\, grecques et latines). Au Moyen Âge et à l’époque moderne\, les sources écrites interviennent heureusement à foison. Elles comprennent plusieurs catégories d’écrits : des documents d’archives\, des publications imprimées et des ouvrages manuscrits. Quand ils ne sont pas écrits en arabe\, il n’est pas rare que ces manuscrits nous renseignent sur la situation sociolinguistique des pays considérés\, en nous pourvoyant en vocables\, phrases et textes berbères susceptibles d’illustrer un état de langue. \nÀ ces sources arabes qui comportent des livres manuscrits ayant fait l’objet de publications et de traductions\, de la part des orientalistes et des arabisants contemporains\, il convient d’ajouter des manuscrits en graphie arabe dont la matière est constituée de textes rédigés directement dans une variété du berbère. Dans certains cas\, de tels écrits sont assez nombreux en berbère\, et pour beaucoup non encore édités. Viennent ensuite des sources européennes et des documents contemporains (ouvrages\, articles\, enregistrements\, archives…) qui sont en grande quantité. Parmi les sources européennes\, il faut noter que la documentation francophone se taille la part de lion. Depuis les indépendances des pays du Maghreb\, de l’écrit relatif à la connaissance du berbère a pu être produit localement et de façon palpable. Surtout\, depuis la promotion du statut de la langue amazighe dans plusieurs pays\, y compris en France où le berbère est devenu « langue de France » dans le cadre de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires\, quand la production dans cette langue a connu une montée en puissance inégalée jusque-là. \nPour ce colloque ont été dégagés six axes de recherche :\n1. Les anciens Libyens et le libyque de l’Antiquité classique à travers diverses sources : documents égyptiens (textes monumentaux\, inscriptions privées\, papyrus)\, humanités gréco-latines\, épigraphie libyco-berbère\, punique\, grecque\, latine\, … \n2. Le berbère médiéval et précolonial\, tel qu’il nous est parvenu\, à travers la littérature de langue arabe (textes géographiques\, historiques\, juridiques\, hagiographiques\, didactiques …) et aussi à travers des oeuvres écrites directement en berbère\, notamment les manuscrits en caractères arabes telles qu’on les découvre de plus en plus. \n3. Le berbère entre le XVIe et le XIXe siècle A.D. à travers les ouvrages des voyageurs européens. À cet égard\, le berbère des îles Canaries constitue un cas d’école. \n4. Le berbère à travers la documentation contemporaine\, aussi bien dans d’autres langues qu’en langue amazighe : des textes en graphie arabe\, latine et tifinaghe. L’étude critique de documents est particulièrement appréciée. 5. Toutes questions inhérentes au rapport langue et société\, où l’on considère le langage comme un fait social : approches anthropologiques et sociolinguistiques des usages linguistiques. \n6. Les facteurs déterminants des identités linguistiques aujourd’hui ou dans l’histoire\, par exemple de l’importance de la langue pour le développement d’une identité nationale\, culturelle et sociale.\nSont particulièrement appréciées les communications où est à l’honneur l’étude critique des documents utilisés.
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LOCATION:Bibliothèque Universitaire Mohamed Sekkat\, Km 7\, N1\, Casablanca\, Morocco
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SUMMARY:Cycle de rencontres "Les sciences sociales en acte" : peut-on déconstruire historiquement les catégories du harem et du despotisme ?
DESCRIPTION:Genre et politique au Maghreb : peut-on déconstruire historiquement les catégories du harem et du despotisme ?\nIntervenant :  Jocelyne Dakhlia\, Historienne et anthropologue\, directrice d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). |Affiche |\nDiscutant : La rencontre sera discutée par Abdelahad Sebti\, Historien et professeur à l’Université Mohamed V \nDate : Jeudi 7 novembre 2024 (18h30)\nLieu : Centre Jacques Berque\, Rabat \nArgumentaire : Sitôt prononcé le mot « harem »\, surgissent des images de femmes lascives\, cloîtrées dans la pénombre en attente du bon vouloir du prince. C’est aussi l’expression exemplaire du gouvernement de sultans réputés exercer leur pouvoir sous l’emprise de pulsions quasi pathologiques. Ces poncifs\, que l’on pourrait croire éculés\, entrent aujourd’hui encore en résonance avec la conception d’un monde islamique figé et politiquement inepte\, fatalement voué au despotisme et à l’oppression des femmes. Jocelyne Dakhlia entreprend élabore une archéologie de ces motifs à partir de l’histoire du Maroc\, de la fin du Moyen Âge au XXe siècle. Il s’agit ici de mobiliser à nouveaux frais l’ensemble de la documentation disponible\, tant picturale que textuelle\, afin de procéder à une histoire fine du genre et du politique en Islam\, de remettre en mouvement des logiques historiques là où l’historiographie se faisait plus sommairement culturaliste. Cette présentation s’articule autour de son dernier ouvrage Harems et Sultans. Genre et despotisme au Maroc et ailleurs\, XIVe-XXe siècles\, paru en 2024 aux éditions Anacharsis. \nBiographie : Jocelyne Dakhlia\, Historienne et anthropologue française\, directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris. Spécialisée dans l’histoire politique et culturelle de l’islam au Maghreb\, elle a publié de nombreux ouvrages et articles sur les dynamiques culturelles et politiques dans les pays islamiques\, ainsi que sur les répercussions de la révolution tunisienne. \nSur le cycle « Les sciences sociales en acte » : Organisé sur un rythme mensuel\, le cycle de rencontres « Les sciences sociales en acte »\, fruit d’un partenariat entre le CRESC (Rabat)\, le Centre Jacques Berque (CJB)\, l’Institut français de Rabat et le Center for global studies (UIR)\, s’adresse à un large public. Ces rencontres sont construites autour d’un chercheur invité dont la/les publications récente(s) éclaire(nt) une problématique en lien avec le Maroc et/ou l’actualité marocaine et régionale. Animées par un(e) discutant(e)\, ces rencontres sont adossées à l’organisation\, au lendemain de l’intervention grand public\, d’ateliers de recherche et de méthodologie avec des doctorants\, en partenariat avec une ou plusieurs universités marocaines. \nCoordination scientifique : Anouk Cohen\, Nadia Hachimi Alaoui\, Alexandre Lemasson et Eva Taris\nLien zoom : https://zoom.us/j/93508238995
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CATEGORIES:Séminaires réguliers,Valorisation de la recherche
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SUMMARY:Journées d'études : La Traduction des textes sacrés
DESCRIPTION:La Traduction des textes sacrés\nLe samedi 9 novembre 2024 10h30 – Maison Denise Masson \nL’année 2024 verra l’anniversaire des trente ans depuis son décès (à Marrakech\, où elle est enterrée au cimetière européen\, aux côtés de son père\, Maurice Masson\, décédé en 1947). Il importe de rendre hommage à Denise Masson à cette occasion.\nLa traduction des textes sacrés. \nDe l’infinité de la parole divine et de l’horizon Infini de la traduction\nPr. Mohamed Maouhoub\, Professeur des Universités\, Philosophe\, Traducteur et essayiste – Université Cadi Ayyad \nDenise Masson face au Texte Coranique\, Sujet traduisant ou Femme traductrice ? \nPr. Abdelhai Sadik\, Professeur des Universités\, Traducomparatiste\, Essayiste et traducteur Université Cadi Ayyad\nLe paratexte de la traduction du Coran par Denise Masson : fenêtre fermée\, jardin ouvert\nPr. Sana Smyej\, chef de département des langues étrangères Faculté de Langue arabe – Université Cadi Ayyad \nTraduire le sacré\, traduire le monde\npar M.Jalal El Hakmaoui\, poète et traducteur \nDenise Masson et le Coran\nEmily Cottrell\, Historienne des religions \nTélécharger l’affiche
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LOCATION:Maison Denise Masson\, 49\, Derb Zemrane\, Bab Doukkala\, Marrakech\, Morocco
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SUMMARY:Les rendez-vous de la bibliothèque du Centre Jacques Berque : La Mauritanie des sciences sociales : Actualités littéraires
DESCRIPTION:La Mauritanie des sciences sociales : Actualités littéraires\nIntervenant : Mohamed Fall Ould-Bah\, Chercheur et Serétaire Général du Centre d’études et de recherches sur l’ouest saharien (CEROS) \nDiscutante : Sofia Smyej\, doctorante CJB/LAS (EHESS). \nDate et heure : le 11 novembre 2024\, de 16h30. \nLieu/Adresse : Centre Jacques Berque \nCoordination scientifique : Najma Zaghrioui \nAffiche
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SUMMARY:Journées d'études\, Terrain (s) des migrations au Maroc : explorations thématiques et méthodologiques
DESCRIPTION:Terrain (s) des migrations au Maroc : explorations thématiques et méthodologiques\nFaculté des Lettres et des Sciences Humaines\, Université Mohamed V\, Centre Jacques Berque\, Centre d’Art Contemporain \nDates : 13 AU 15 NOVEMBRE 2024\, RABAT \nAdresse : Faculté des Lettres et des Sciences Humaines – Université Mohammed V3 Av. Ibn Batouta\, Site de Bab Rouah\, Amphi. Charif Al Idrissi\, FLSH\, Rabat \nTélécharger le programme \nRésumé de l’argumentaire\nSitué entre deux régions du monde particulièrement marquées par des circulations et des dynamiques migratoires\, à savoir l’espace méditerranéen et l’espace sahélo-saharien\, le Maroc s’est historiquement « constitué d’un brassage inextricable de populations de différentes origines » (Khrouz et Lanza\, 2015). Pays traditionnellement connu pour l’émigration de ses ressortissant·e·s\, il est aussi devenu\, au cours des dernières vingt années\, un espace d’immigration plus diversifiée et visible – ce qui n’exclut pas les enjeux de visibilisation et d’invisibilisation de certaines parmi ces mobilités (Pian\, 2009). Désormais qualifié comme « carrefour migratoire » (Alioua\, 2013) traversé par des mobilités estudiantines\, de travail\, de « transit » et des migrations privilégiées\, le Maroc reste aussi et encore un pays de départs et d’arrivées nombreux et variés (Berriane\, De Haas\, Natter\, 2014). Le royaume représente ainsi un territoire caractérisé par des dynamiques migratoires plurielles\, multiformes et inscrites dans la durée (Amamou\, 2023). \nDans la continuité d’une première édition\, c’est dans la perspective de sortir d’une focale européo-centrée que les Rencontres Scientifiques « Terrain(s) de migrations au Maroc : explorations thématiques et méthodologiques » proposent un espace de réflexion et un temps d’échange dédiés à l’analyse des circulations qui façonnent et modulent le pays. Aussi\, dans la diversité de ces regards scientifiques\, dans cette imbrication d’échelles d’analyse (locales et/ou transnationales\, anciennes et/ou contemporaines\, individuelles et/ou collectives)\, il s’agira de faire un zoom sur cet espace marocain en prenant en considération ses particularités dans l’étude des mobilités qui le traversent (historiques\, sociales\, géographiques\, politiques\, démographiques\, culturelles) tout en resituant l’analyse dans un\ncontexte migratoire plus large\, à savoir régional et international\, pour ouvrir à une mise en perspective avec les contextes voisins. \nCes deuxièmes Rencontres Scientifiques s’articulent autour d’axes thématiques et méthodologiques\, tous deux déclinés autour de différentes focales :\n1) Un premier panel invite à penser l’attente comme un concept à la fois proche et loin de l’expérience (Geertz\, 1983)\, en réfléchissant aux temporalités de l’attente comme expérience migratoire constituante des trajectoires individuelles en mouvement ; comme une considération empirique et méthodologique (subie ou voulue\, mais nécessairement présente); enfin\, comme une entrée thématique qui permet d’appréhender autrement les mobilités étudiées. \n2) Un second panel thématique ouvre des réflexions autour des solidarités\, proposant d’examiner les interactions entre les mouvements migratoires non autorisés issus des pratiques d’externalisation des frontières européennes dans les pays tiers\, et les pratiques de solidarité. \n3) Un troisième panel thématique questionnera les liens entre migrations et développement\, notamment en observant dans quelles mesures les dispositifs qui matérialisent l’action publique et celles des organismes non gouvernementaux déclenchent des processus d’autonomisation de l’action collective à laquelle participent les migrant e.s. et donnent lieu à une reconfiguration du rapport de l’Etat au local. \n4) Un axe méthodologique est développé à partir d’un panel portant sur des modes d’enquête et d’écriture mobilisant l’image dans les études migratoires\, qui s’attache à interroger la production d’images (fixes ou animées) comme entrée et démarche scientifique\, mais aussi comme outil sensible et “alternatif” de partage des connaissances. \n5) Une seconde entrée méthodologique met l’accent sur l’éthique et l’engagement de la recherche au Maroc\, se fixant l’objectif de questionner les manières de concevoir\, de mener et de diffuser des recherches portant sur les migrations internationales.
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SUMMARY:L’Institut français du Maroc et l’ensemble de ses partenaires sont heureux de vous convier à la 10ème édition des Rendez-vous de la Philosophie
DESCRIPTION:L’Institut français du Maroc et l’ensemble de ses partenaires sont heureux de vous convier à la 10ème édition des Rendez-vous de la Philosophie\nLe samedi 16 novembre à Rabat à 10h00 à l’Institut royal pour la recherche en histoire du Maroc pour une conférence à deux voix avec Frédéric Worms et Souleymane Bachir Diagne et de 18h à 23h pour la Nuit de la philosophie à la Faculté des Sciences de Rabat. \nDate / lieu :\nLe 16 novembre 2024 – 10:00\,  Institut Royal pour la Recherche en Histoire du Maroc\, Madinat Al Irfane\, Haut Agdal\, Rabat. \nSouleymane Bachir Diagne : L’universel : pourquoi le verbe à l’infinitif ? \nSouleymane Bachir Diagne est Philosophe\, après avoir été conseiller pour l’éducation et la culture d’Abdou Diouf\, ancien Président de la République sénégalaise\, professeur à l’Université Columbia de New York. Il est spécialiste de la philosophie islamique et de l’histoire des sciences. \nSamedi 16 novembre de 18h à 23h : grande nocturne à la Faculté des Sciences de Rabat\, 4 Avenue Ibn Battouta\, Rabat. \nFrédéric Worms : L’universel\, pourquoi le négatif ? \nFrédéric Worms est Philosophe\, professeur de philosophie contemporaine\, directeur de l’École normale supérieure de Paris. Il a récemment publié Le pourquoi du comment\, (Flammarion\, 2024)\, La vie (Collection Qu’est ce que ça change\, Labor & Fides\, 2024)\, Le vivable et l’invivable (avec Judith Butler\, P.U. F\, 2021). \n|PROGRAMME|ÉDITOS| \nFaculté des Sciences de Rabat \nSoirée de débats et d’échanges dans une ambiance festive en présence d’une trentaine de philosophes et personnalités en provenance du pourtour méditerranéen\, d’Afrique subsaharienne\, du Golfe arabique et d’Europe. Des conférences en français et en arabe pour célébrer la pensée ! \n18h-19h : Ouverture et conférence inaugurale – Dialogue à deux voix entre Driss Ksikes et Camille Riquier – L’universel en tension \nPour s’être longtemps cru le foyer et l’agent de l’universel\, l’Europe s’était habituée à se poser en seigneur et maître\, sinon en arbitre des peuples et des nations. Elle parlait au nom de l’humanité. L’universalisme des Lumières et des droits de l’homme s’inscrit à cet égard dans le prolongement de l’héritage qu’elle estimait avoir reçu de toute antiquité et qui l’autorisait naturellement à ses yeux à tenir le langage de l’universel. \nAinsi\, s’il faut réinterroger l’idée d’universel\, ce n’est pas seulement parce qu’elle a été discréditée par trois siècles d’hégémonie occidentale dont elle a servi les intérêts mais également parce qu’elle a lié le destin des peuples à une aventure moderne qu’on sait désormais incertaine.Faudrait-il craindre pour autant le relativisme et l’aplatissement des points de vue ? Mais il n’y a pas d’événement\, catastrophe naturelle\, guerre ou un massacre quelque part\, qui ne soit observé dans le monde entier et qui\, en retour\, ne regarde pas toute l’humanité. Partout\, tout a une résonance universelle. \nEn sollicitant la philosophie pour refonder une notion rendue aussi suspecte et contestable qu’indispensable à la réflexion des temps présents\, elle doit dès lors éviter deux écueils : exclure l’universel\, n’admettre que l’universel. L’exclure\, car c’est renoncer à la raison et compenser par la force ou les passions la faiblesse d’un argument. N’admettre que lui\, car c’est confondre l’idéal et la norme et vouloir réduire au silence la voix des minorités en les accusant de séparatisme ou de communautarisme. \nNotre but sera donc double : penser l’universel par rapport à ses finalités et par rapport aux contextes dans lesquels il est appréhendé. Il n’est pas d’opposer d’emblée un bon et un mauvais universel mais de les mettre en tension afin d’explorer leurs différentes possibilités depuis la situation qui est la nôtre aujourd’hui.
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SUMMARY:Ecole doctorale : Des musées (Post)coloniaux en méditerranée ? muséographies\, reconfigurations Politiques et fabrique des identités
DESCRIPTION:Des musées (Post)coloniaux en méditerranée ? Muséographies\, reconfigurations Politiques et fabrique des identités\nDate : du 25 au 28 novembre 2024 CASA DE VELÁZQUEZ \nCoordination\nCyril ISNART MMSH et IDEAS\, Aix–Marseille Université et CNRS\nTiziana N. BELTRAME DiSSGeA\, Università degli Studi di Padova (Italie)\nGwladys BERNARD\, École des hautes études hispaniques et ibériques – Casa de Velázquez \nOrganisation\nÉcole des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez\, Madrid)\,\nCentre Jacques-Berque (UMIFRE 2\, UAR 3136\, Rabat)\,\nÉcole française de Rome\, Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (UMIFRE 1\, USR 3077\, Tunis) \nContact\nGwladys Bernard : gwladys.bernard@casadevelazquez.org\nSecretariado : Soledad Durán: soledad.duran@casadevelazquez.org \n|Affiche|    |Programme| \nLieu de célébration\nCASA DE VELÁZQUEZ\, C/ Paul Guinard\, 3. Ciudad Universitaria. Madrid \nEn 2022\, l’ICOM a adopté une nouvelle définition internationale de l’institution muséale. Le musée est un lieu de partage des connaissances au service de la société\, ouvert\, inclusif\, participatif\, durable. Et\, sans le dire\, la définition comprend une dimension postcoloniale. Sur les rivages de la Méditerranée\, comme ailleurs\, les musées ont été — et demeurent parfois — des caisses de résonnance des récits du passé et le lieu de démonstration des puissances coloniales et postcoloniales. Dans quelle mesure la nouvelle définition du musée y est-elle appliquée ? Les histoires singulières de chaque musée et de ses collections\, les histoires coloniales des états\, les changements de régime politique\, le rôle des sociétés civiles et les critiques postcoloniales n’engagent pas\ntous les musées de l’espace méditerranéen dans le même courant de transformation. De quelles origines nationales le musée est-il le médium ? Comment relire des collections d’origine coloniale après les indépendances et la domination impériale ? Quelle est la place des minorités dans la transformation muséale ? Comment les innovations muséographiques\, les demandes de restitutions ou les pratiques participatives\, sont-elles reçues par les équipes de conservation et le public ? Jusqu’à quel point les musées s’affranchissent-ils des pouvoirs en place au profit de l’inclusion ? Quels sont les modèles et les repoussoirs des politiques culturelles et comment circulent ces innovations et ces résistances autour de la Méditerranée ? Comment actuellement\, l’usage de la dénomination même de Méditerranée peut-il être porteur d’une colonialité toujours à déconstruire ? L’objectif de cet atelier doctoral est d’aborder\, dans le contexte méditerranéen et au-delà\, les musées et leurs reconfigurations (post)coloniales\, à différentes échelles temporelles et spatiales et à la lumière d’un dialogue interdisciplinaire. \nRésumé\nEn 2022\, l’ICOM a adopté une nouvelle définition internationale de l’institution muséale. Le musée est un lieu de partage des connaissances au service de la société\, ouvert\, inclusif\, participatif\, durable. Et\, sans le dire\, la définition comprend une dimension postcoloniale. Sur les rivages de la Méditerranée\, comme ailleurs\, les musées ont été – et demeurent parfois – des caisses de résonnance des récits du passé et le lieu de démonstration des puissances coloniales et postcoloniales. Dans quelle mesure la nouvelle définition du musée y est-elle appliquée ? Les histoires singulières de chaque musée et de ses collections\, les histoires coloniales des états\, les changements de régime politique\, le rôle des sociétés civiles et les critiques postcoloniales n’engagent pas tous les musées de l’espace méditerranéen dans le même courant de transformation. De quelles origines nationales le musée est-il le médium ? Comment relire des collections d’origine coloniale après les indépendances et la domination impériale ? Quelle est la place des minorités dans la transformation muséale ? Comment les innovations muséographiques\, les demandes de restitutions ou les pratiques participatives\, sont-elles reçues par les équipes de conservation et le public ? Jusqu’à quel point les musées s’affranchissent-ils des pouvoirs en place au profit de l’inclusion ? Quels sont les modèles et les repoussoirs des politiques culturelles et comment circulent ces innovations et ces résistances autour de la Méditerranée ? Comment actuellement\, l’usage de la dénomination même de Méditerranée peut-il être porteur d’une colonialité toujours à déconstruire ? \nL’objectif de cet atelier doctoral est d’aborder\, dans le contexte méditerranéen et au-delà\, les musées et leurs reconfigurations (post)coloniales\, à différentes échelles temporelles et spatiales et à la lumière d’un dialogue interdisciplinaire. \nArgument général\n« Un musée est une institution permanente\, à but non-lucratif et au service de la société\, qui se consacre à la recherche\, la collecte\, la conservation\, l’interprétation et l’exposition du patrimoine matériel et immatériel. Ouvert au public\, accessible et inclusif\, il encourage la diversité et la durabilité. Les musées opèrent et communiquent de manière éthique et professionnelle\, avec la participation de diverses communautés. Ils offrent à leurs publics des expériences variées d’éducation\, de divertissement\, de réflexion et de partage de connaissances ». \nTelle est la nouvelle définition internationale des musées adoptée en 2022 à Prague par l’Assemblée Générale de l’ICOM\, l’organisation internationale qui régule le champ des politiques muséales. \nLes études critiques en sciences humaines et sociales sur les musées et leur histoire ont insisté sur le rôle que ces institutions jouent dans la fabrique de l’identité nationale\, en décrivant d’une part le musée comme une technologie de pouvoir (institution de reproduction du goût des élites et de la domination culturelle)\, et en démontrant d’autre part la mondialisation d’une conception occidentale de la culture\, avec la circulation des classifications scientifiques ou des catégories de « patrimoine »\, « art »\, ou « collection ». En Méditerranée\, les rapports de domination politiques et économiques entre les pays ayant mené la colonisation et ceux qui s’en sont émancipés\, dessinent un paysage singulier de coopération et de résistance\, de coordination et d’appropriation\, qui rappelle d’autres contextes africains ou américains. \nEn prenant en compte une série de transformations que les musées ont connues ces dernières décennies (et dont la nouvelle définition de l’ICOM est un signe frappant)\, cet atelier vise à réfléchir sur les modes de gestion des musées et sur les pratiques de production des savoirs en situation coloniale et postcoloniale dans les sociétés méditerranéennes. Il souhaite ouvrir le débat sur ce que voudrait dire aujourd’hui le mot d’ordre « décoloniser le musée ». Comment la dimension postcoloniale bouleverse-t-elle les musées au Maghreb\, en Europe du sud et au Moyen-Orient ? Quelles seraient les résistances au changement des pouvoirs en place et des organismes culturels ? Comment se négocient les récits du passé à travers les demandes de restitutions des biens spoliés ou l’enrichissement des collections héritées du passé ? Existe-t-il un grand partage entre musées du nord et musées du sud ou assiste-t-on à des circulations inattendues ? Quel est l’impact des grandes expositions programmatiques ou des négociations spectaculaires de diplomatie culturelle ? De l’autre côté de l’échelle\, quelles sont les initiatives\, aussi petites soient-elles\, qui présentent des situations d’inclusion sociale dans les musées ? \nLa perspective interdisciplinaire de l’atelier doctoral\, convoquant l’histoire\, la géographie\, l’anthropologie\, la muséologie\, l’archéologie\, la science politique\, l’art\, etc.\, permettra de décloisonner des langages et des approches sur le monde muséal et ses reconfigurations spatiales\, matérielles\, symboliques et sociales à différentes échelles temporelles. En effet\, il n’est pas toujours question d’expositions évènements ou de grandes négociations diplomatiques\, les changements muséaux peuvent également être menés au quotidien\, derrière la scène\, par des gestes\, des matières et des sensibilités en mutation qui accompagnent les objets culturels et leurs institutions de conservation dans leur devenir. \nEncadrants et conférenciers invités\nJulien Bondaz\, anthropologue\, maître de conférences à l’Université Lumière Lyon 2 et chercheur au Laboratoire d’Anthropologie des Enjeux Contemporains (Ladec\, Université Lumière Lyon 2)\nEmilie Goudal\, historienne de l’art\, Professeure au Centre d’Etude des Arts Contemporains (CEAC – Université de Lille)\nJamel Hajji\, archéologue\, Directeur du musée du Bardo (Tunis\, Tunisie)\nDamiana Otoiu\, anthropologue du droit et de la politique et senior lecturer à l’université de Bucarest \nOrganisation\nL’École thématique se déroulera sur quatre journées de travail en présence de spécialistes reconnus. Elle comprendra une série de conférences\, trois sessions de présentation et de discussion des travaux des participants et\, en fonction du temps et des disponibilités des institutions\, au moins une visite muséale en lien avec la thématique de l’atelier (Museo de América\, Casa Arabe\, Museo Reina Sofia…)
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