C’est avec grand plaisir que le Centre Jacques Berque, l’Université Mohammed V de Rabat et l’Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme, Rabat, vous invitent à une nouvelle session du séminaire mensuel « Terrains marocains » :
Casablanca et le sport : lieux et souvenirs
Le mardi 28 avril 2026 de 16 à 18h à l’Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme (INAU)
Intervenant : Lino Bacco, Journaliste sportif et co-fondateur du Radio Mars.
Cette session se tiendra en hybride :
– Visioconférence sur Zoom via le lien suivant, sans inscription :
Résumé :
L’ouvrage Nouvelle Géographie du Maroc est une lecture actualisée, critique et prospective des mutations géographiques que vite le Maroc durant les vingt dernières années. Tout en situant l’ouvrage dans l’évolution de la production du savoir géographique sur le Maroc, l’intervention sera configurée autour de trois points en essayant de répondre aux trois questions suivantes : (i) Pourquoi un tel livre aujourd’hui ? ou la justification du projet ; (ii) En quoi c’est une nouvelle géographie ? ou le concept et la méthodologie et (iii) Qu’est-ce qu’il apporte comme savoir ? soit son contenu.
Biographie : Lino Bacco est un journaliste sportif italien. De son vrai nom Louis Garspard Lobianco, il est né au Maroc, à Casablanca, où sa famille est établie depuis un siècle. Né à Casablanca de parents eux-mêmes nés au Maroc. En 2025, il a publie aux éditions sochepress, le livre institulé : Et alors : Du Plomb à la FM en passant par la lucarne. Dans son livre, il revient sur ses racines méditerranéennes, sur cet attachement viscéral à sa terre et sur la capacité d’intégration, la sienne et celle de sa famille. Lino a commencé tôt dans la presse sportive, au « Petit Marocain », jusqu’à devenir l’un de fondateurs de Radio Mars lancée en décembre 2009. L’animateur, féru de football et populaire sur les réseaux sociaux, est connu pour son passé sur la chaîne de télévision 2M International (Planète Foot et Calcio). Son livre ne restitue pas seulement son auto-biographie, mais aussi la mémoire collective de la ville de Casablanca à travers le sport et les médias.
Argumentaire : Le séminaire Terrains s’inscrit dans le sillon tracé par le courant réflexif qui traverse, à des degrés variables, l’ensemble des sciences humaines et sociales, et tire parti des apports significatifs de l’histoire et de l’anthropologie des sciences et des savoirs. L’objectif est d’interroger ce que la production académique laisse encore trop souvent de côté : la manière dont s’élaborent les résultats d’une recherche. En d’autres termes, c’est à la manufacture des sciences humaines et sociales que s’intéressera ce séminaire. Historiennes et historiens, géographes, anthropologues, archéologues et sociologues seront invités à scruter, à partir de leurs expériences respectives, chacune des étapes qui ont scandé leur travail, depuis l’identification du sujet jusqu’à l’épineuse question de la mise en récit des données et de leur publication, en passant par la confrontation aux matériaux mobilisés (données statistiques, archives, sources orales, observations ethnographiques, artéfacts etc.). Si ce séminaire entend réfléchir à la relation de la chercheuse ou du chercheur à son terrain (quelle que soit sa nature), la réciproque ne sera pas ignorée, nos pratiques savantes n’étant pas sans incidence sur les objets de nos enquêtes. Le temps de la crise du COVID 19 a mis à rude épreuve les recherches de terrain. Ce séminaire est aussi une occasion pour voir comment la recherche se fait en temps de crise, et comment pour avancer dans leur travail les chercheurs bricolent des solutions et empruntent des chemins méthodologiques inédits.
Ce séminaire s’adresse à un public varié : les non-spécialistes y trouveront des « révélations » en réalisant que l’activité scientifique n’est rien d’autre qu’une pratique sociale comme une autre, les chercheuses et chercheurs de potentielles interpellations, les étudiants des séances non conventionnelles de méthodologie
Coordination scientifique : Mohamed Aderghal (LITOPAD, FLSH, UM5 de Rabat), Anouk Cohen (CNRS/CJB), Thomas Fouquet (CNRS/CJB)




