Date et heure : Mercredi 24 septembre 2025 de 16h00 –
| Affiche |
Intervenante : Diane Robert, post-doctorante et chercheure associée à l’UMR Ladyss, Diane Robert a bénéficié d’une bourse de mobilité post-doctorale au Centre Jacques Berque (2024-2025). Sa thèse, consacrée aux mobilisations contre les nuisances industrielles dans la Tunisie post-2011, a obtenu le 1er accessit du prix de thèse 2025 du Comité national français de géographie.
Titre de l’intervention : Les métamorphoses de l’industrie marocaine des phosphates : intégration mondiale et reconfigurations territoriales.
Résumé : Depuis la nomination de son PDG en 2006, le groupe OCP, ex-Office chérifien des phosphates, a entrepris de vastes investissements dans ses capacités de production et d’exportation, dans le but de renforcer sa position au sein des chaînes de valeur mondiales des produits phosphatés, tout en menant une restructuration interne. Comment ces transformations visant une meilleure compétitivité internationale se manifestent-elles au niveau des territoires phosphatiers ? En s’appuyant sur les travaux existants, sur l’analyse de données chiffrées et sur des enquêtes de terrain dans les régions d’El Jadida-Jorf Lasfar et de Khouribga, il s’agira de saisir les éléments-clés de la stratégie du groupe, mais aussi d’analyser les manières dont celle-ci a remodelé les régimes de travail et les rapports avec les populations vivant à proximité des sites de production.
Intervenant : Driss Kamadou, doctorant en deuxième année à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines d’Agadir, spécialisé en pragmatique linguistique. Notre recherche porte sur la poésie orale des Ayt Merghad dans une approche énonciative. Nous nous intéressons aux relations interactives, aux stratégies discursives et à la place de la poésie dans la construction identitaire amazighe.
Titre de l’intervention : (Re)construction de la carrière de migrants religieux au Maroc : acteurs, pratiques et enjeux.
Résumé : Cette communication propose d’explorer le rôle central de l’apostrophe dans la poésie orale des Ayt Merghad, en tant que procédé énonciatif fondamental. Loin d’être une simple figure de style, l’apostrophe fonctionne comme un mécanisme pragmatique de mise en relation entre le poète, son auditoire, et parfois des figures absentes ou symboliques. À partir d’une analyse d’extraits recueillis sur le terrain, nous montrerons comment l’apostrophe contribue à instaurer un dialogue direct, renforçant le lien social, la dynamique performative et la transmission des valeurs collectives. Cette étude met en lumière l’apostrophe comme vecteur de mémoire, de critique implicite et de construction de l’identité amazighe dans un cadre communautaire.
Discutante : Anouk Cohen, anthropologue, Directrice du Centre Jacques Berque
Argumentaire : Le séminaire « Jeunes chercheurs » est un cycle de rencontres mensuel destiné à la valorisation des travaux scientifiques portés par de jeunes doctorant(e)s, et postdoctorant(e)s ayant perçu, pour leur projet de recherche, le soutien du Centre Jacques Berque pour les recherches en sciences sociales et humaines.
De la préhistoire à l’urbanisme, en passant par l’histoire, la géographie, la sociologie et l’anthropologie, le séminaire parcourt plusieurs champs disciplinaires, en s’attachant à les faire dialoguer. Les jeunes chercheurs qui y présentent leur travail expliquent différentes étapes du parcours doctoral ou postdoctoral : amorce d’un projet de thèse, étape finale d’une recherche doctorale ou valorisation d’un postdoctorat en cours. Ainsi, c’est autant un moment d’initiation à la communication et à l’argumentation scientifiques qu’une occasion pour confronter ses résultats et conclusions à l’épreuve du commentaire et de la critique.
Dans un cadre bienveillant et constructif, chaque séance tantôt thématique, tantôt transversale, présente deux interventions de jeunes chercheurs invités à partager avec leurs pairs l’avancement de leurs recherches respectives. En outre, afin d’encourager le débat dans une perspective d’échange scientifique, le séminaire reçoit parallèlement un(e) discutant(e), chercheur confirmé dans son champ d’expertise, pour animer les échanges et présenter ses observations, questionnements, pensées et perspectives sur chaque présentation.
Outre (et en lien avec) sa pluridisciplinarité, le séminaire se veut aussi être un véhicule d’apprentissage et de transmission. Les questions méthodologiques de la recherche scientifique en sciences sociales sont au cœur de chaque séance. Sont traitées ainsi les questions de l’accès au terrain et aux ressources, de la réflexivité ou encore de l’écriture en SHS, etc.
Enfin, le séminaire « Jeunes chercheurs » s’ouvre désormais aux doctorant(e)s et postdoctorant(e)s des institutions de recherche partenaires du Centre Jacques Berque, en particulier l’Université Mohammed V de Rabat. Ainsi, il est un rendez-vous mensuel stimulant pour la jeune recherche en sciences sociales au Maroc.
Ce séminaire se tiendra en hybride :
– En présentiel au Centre Jacques Berque
– En visioconférence sur Zoom via le lien suivant, sans inscription :
Coordination scientifique : Bouchra Karroud, Zouhair Jebbar



