Séminaires Jeunes Chercheurs du CJB (2025-2026)

Date et heure : lundi 4 mai 2026 de 16h00 à 18h00 | Affiche |

Discutante :  Zineb Omary, politiste, enseignante-chercheuse à l’Université Internationale de Rabat (INAU), Rabat.

Intervenant : Fischer de Lanlay, Master de Politique Comparée Afrique Moyen-Orient à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Titre de l’intervention : La souveraineté alimentaire dans l’action publique marocaine : entre solubilité et charge critique.

Résumé : Le concept de souveraineté alimentaire dans l’action publique agricole occupe une place paradoxale au Maroc : omniprésente (discours du Roi du 08/10/2021, SIAM 2023…), en même temps que floue, voire presque taboue. Au fil d’entretiens auprès d’acteurs associatifs, universitaires et administratifs dans le Souss Massa et à Rabat, je propose de regarder les dynamiques de domination, d’inclusion et d’exclusion qui semblent dessiner un véritable champ de production de l’action publique agricole. La souveraineté alimentaire y est comme (di)gérée par le centre du champ, et son avatar critique relégué à son orée.

Biographie : Après un master de Politique Comparée Afrique Moyen-Orient à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, j’ai multiplié les expériences professionnelles dans les milieux associatifs et académiques, notamment à l’INRAE. Cette dernière expérience s’est conclu sur la publication d’un article dédié à l’étude de la qualification du travail dans l’agriculture sous label de qualité.

Intervenante : Soumia Oubah, Doctorante en sociologie à l’Université Hassan II, LADSIS

Titre de l’intervention : Reconstruire après le séisme : quels enjeux politiques dans la gestion d’une catastrophe ?

Résumé : La “catastrophe” devient politique dès les premières minutes de son arrivée. Derrière chaque catastrophe se cache un véritable jeu de pouvoir, un jeu qui commence bien avant le drame et qui se poursuit bien après. La catastrophe devient politique à travers sa gestion et les explications qui lui sont données. Dans notre intervention, nous allons présenter le processus de reconstruction post-séisme du Haut Atlas comme une zone de contact entre plusieurs acteurs politiques, porteurs de visions divergentes du territoire et d’enjeux de pouvoir différents.

Biographie : Doctorante en sociologie à l’Université Hassan II de Casablanca au laboratoire de recherche sur les différenciations socio-anthropologiques et les identités sociales (LADSIS). Titulaire d’un Master des institutions et des organisations sociales et d’une licence en sociologie à FLSH Ain Chock (Université Hassan II).

– Oubah, S., 2024, Compte rendu de l’ouvrage « Retour à Imlil », Revue marocaine des sciences politiques et sociales.

– Oubah, S., Tamim M., 2025, Habitat reinvention: Tented living in waiting for reconstruction, In « Architecture vernaculaire : au service du développement territorial », Eds. Hassane Kharmich, Khalid El Harrouni, Khadija Baba, Khadija Karibi, Materials Research Proceedings, Volume 47, pp.203-2016.

– Oubah, S., Kadiri, Z., Bouasria, L., 2026, Reconstruire après le séisme du Haut Atlas : entre inégalités dominantes et solidarités locales, L’Année du Maghreb, 34 | 2025 de l’intime au public : regards sur le spectre de la conversion, rubrique : Enjeux et débats.

Argumentaire : Le séminaire « Jeunes chercheurs » est un cycle de rencontres mensuel destiné à la valorisation des travaux scientifiques portés par de jeunes doctorant(e)s, et postdoctorant(e)s ayant perçu, pour leur projet de recherche, le soutien du Centre Jacques Berque pour les recherches en sciences sociales et humaines.

De la préhistoire à l’urbanisme, en passant par l’histoire, la géographie, la sociologie et l’anthropologie, le séminaire parcourt plusieurs champs disciplinaires, en s’attachant à les faire dialoguer. Les jeunes chercheurs qui y présentent leur travail expliquent différentes étapes du parcours doctoral ou postdoctoral : amorce d’un projet de thèse, étape finale d’une recherche doctorale ou valorisation d’un postdoctorat en cours. Ainsi, c’est autant un moment d’initiation à la communication et à l’argumentation scientifiques qu’une occasion pour confronter ses résultats et conclusions à l’épreuve du commentaire et de la critique.

Dans un cadre bienveillant et constructif, chaque séance tantôt thématique, tantôt transversale, présente deux interventions de jeunes chercheurs invités à partager avec leurs pairs l’avancement de leurs recherches respectives. En outre, afin d’encourager le débat dans une perspective d’échange scientifique, le séminaire reçoit parallèlement un(e) discutant(e), chercheur confirmé dans son champ d’expertise, pour animer les échanges et présenter ses observations, questionnements, pensées et perspectives sur chaque présentation.

Outre (et en lien avec) sa pluridisciplinarité, le séminaire se veut aussi être un véhicule d’apprentissage et de transmission. Les questions méthodologiques de la recherche scientifique en sciences sociales sont au cœur de chaque séance. Sont traitées ainsi les questions de l’accès au terrain et aux ressources, de la réflexivité ou encore de l’écriture en SHS, etc.

Enfin, le séminaire « Jeunes chercheurs » s’ouvre désormais aux doctorant(e)s et postdoctorant(e)s des institutions de recherche partenaires du Centre Jacques Berque, en particulier l’Université Mohammed V de Rabat. Ainsi, il est un rendez-vous mensuel stimulant pour la jeune recherche en sciences sociales au Maroc.

Ce séminaire se tiendra en hybride :
– En présentiel au Centre Jacques Berque
– En visioconférence sur Zoom via le lien suivant, sans inscription :

Coordination scientifique : Anne Lascaux, Docteure en géographie, membre associé du laboratoire Analysée comparée des pouvoirs

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