Appel à communications – Journée d’études | La participation citoyenne et politique des jeunes au Maroc :
s’engager, se mobiliser et contester

Appel à communications - Journée d’études La participation citoyenne et politique des jeunes au Maroc : s’engager, se mobiliser et contesterMercredi 11 novembre 2026 | Centre Jacques-Berque, Rabat

Date limite d’envoi des candidatures : 14 août 2026    | Dossier de candidature |

Argumentaire
Une année avant les élections législatives, prévues au mois de septembre 2026, le Maroc a connu l’émergence d’un mouvement de jeunes connu sous le nom « Gen Z 212 ». Celui-ci est né dans un contexte national marqué par des critiques adressées au gouvernement concernant les secteurs de la santé et de l’éducation, ainsi que par la défiance envers les acteurs et les institutions de la représentation. Dans ce contexte, la mobilisation ainsi que la participation citoyenne et politique de la
jeunesse marocaine constituent un intéressant champ d’observation et d’analyse des transformations auxquelles assisent les jeunes, dans un pays dont les réformes institutionnelles et politiques se développent depuis les mouvements de contestation
communément appelés « printemps arabe ».

Plusieurs travaux ont traité la question des jeunes au Maroc ; ceux-ci ont notamment interrogé les questions de la défiance des jeunes envers les partis politiques (Chraibi, 1994), le rapport des jeunes à l’action publique (Rachik, 2006), la participation des jeunes à l’échelon local (Snijder, 2025), les jeunes comme leadership rural (Kadiri, Errahj, 2015), la place de cette catégorie dans la vie politique nationale (Chattou, 2015) et la participation contestataire des jeunes (Bono, 2013).

Ces travaux ont traité la question des jeunes dans des contextes qui se distinguent du contexte actuel, notamment marqué par les transformations que connait cette catégorie sociale. En effet, les jeunes mobilisés autour du mouvement « Gen Z 212 »
sont nés dans un contexte marqué par la révolution numérique.
Ils sont fortement influencés par les dynamiques observées au Maroc comme à l’étranger.

Une année avant les élections législatives, prévues au mois de septembre 2026, le Maroc a connu l’émergence d’un mouvement de jeunes connu sous le nom « Gen Z 212 ». Celui-ci est né dans un contexte national marqué par des critiques adressées
au gouvernement concernant les secteurs de la santé et de l’éducation, ainsi que par la défiance envers les acteurs et les institutions de la représentation. Dans ce contexte, la mobilisation ainsi que la participation citoyenne et politique de la
jeunesse marocaine constituent un intéressant champ d’observation et d’analyse des transformations auxquelles assisent les jeunes, dans un pays dont les réformes institutionnelles et politiques se développent depuis les mouvements de contestation
communément appelés « printemps arabe ».

Plusieurs travaux ont traité la question des jeunes au Maroc ;
ceux-ci ont notamment interrogé les questions de la défiance des jeunes envers les partis politiques (Chraibi, 1994), le rapport des jeunes à l’action publique (Rachik, 2006), la participation des jeunes à l’échelon local (Snijder, 2025), les jeunes comme leadership rural (Kadiri, Errahj, 2015), la place de cette catégorie dans la vie politique nationale (Chattou, 2015) et la participation contestataire des jeunes (Bono, 2013).
Ces travaux ont traité la question des jeunes dans des contextes qui se distinguent du contexte actuel, notamment marqué par les transformations que connait cette catégorie sociale. En effet, les jeunes mobilisés autour du mouvement « Gen Z 212 » sont nés dans un contexte marqué par la révolution numérique. Ils sont fortement influencés par les dynamiques observées au Maroc comme à l’étranger.

Les axes proposés
Les propositions de communication peuvent s’inscrire dans l’un des quatre axes suivants, ou les traiter transversalement :
Axe 1 : formes d’engagement, de mobilisation et de participation des jeunes
Cet axe a pour objectif d’interroger les modalités d’engagement, de mobilisation et de participation des jeunes. Il sera question d’analyser les motivations à adhérer ou refuser les formes traditionnelles d’implication politique, ainsi que l’impact des processus de socialisation civique et politique contemporains sur la mobilisation et la participation des jeunes marocains.

Axe 2 : mobilisation et participation citoyenne et politique des jeunes à l’ère numérique Cet axe vise à encourager les participant(e)s à présenter des
travaux autour de la mobilisation numérique des jeunes marocains ; il vise plus précisément à étudier les liens entre plateformes numériques et processus de socialisation politique et citoyenne des jeunes. Il sera ainsi question d’étudier comment les jeunes s’investissent et à travers quels outils numériques, quels sont leurs profils et comment ils s’organisent dans l’espace virtuel.

Axe 3 : effets de la participation citoyenne et politique des jeunes sur l’action publique
Cet axe propose d’analyser les transformations que produit la participation citoyenne et politique des jeunes sur l’action publique et sur la relation entre gouvernants et gouvernés au Maroc. Mais aussi les effets de cette participation sur les
jeunes qui « participent » et leur perception des autres jeunes qui ne participent pas, qualifiés par certains jeunes de « spectateurs ».

Axe 4 : les mécanismes de la participation citoyenne et politique des jeunes
Cet axe invite les participants à analyser les mécanismes, dispositifs et arènes de la participation citoyenne et politique des jeunes mis en place par les pouvoirs publics marocains afin d’associer cette catégorie sociale à l’élaboration des politiques publiques qui leur sont adressées, telles que les conseils locaux des jeunes, les Instances d’équité, de l’égalité des chances et de l’approche genre ainsi que le Conseil consultatif des jeunes et de l’action associative.
de participation citoyenne.

Procédure de soumission
Les doctorant(e)s et jeunes docteur(e)s intéressé(e)s par cet appel à communications sont invités à envoyer leurs propositions de communication (en français, arabe ou anglais) avant le 14 août 2026, à l’adresse suivante : mercredi.participation@gmail.com

Les propositions devront être composées des éléments suivants : nom et prénom, statut, laboratoire ou université d’attachement ; titre et résumé de la communication (500 mots maximum). En cas de réception d’un nombre élevé de propositions,
la priorité sera accordée aux chercheur(e)s encore inscrits dans une formation académique, afin de maximiser la portée pédagogique de cette journée d’études

Calendrier
– Envoi des propositions : 14 août 2026 (dernier délai)
– Sélection et communication des résultats : 14 septembre 2026
– Tenue de la journée d’études au CJB (Rabat) : 11 novembre 2026.