Projection du film Mono, « filmer les marges » suivie d’un débat.

Khalid Mouna est anthropologue et professeur

à l’Université Moulay Ismail de Meknès

 

Date et heure : Lundi 9 novembre de 17h à 19h | Lieu : NIMAR 3, Avenue Mohamed El Fassi, 10020 Rabat, Maroc

| Affiche | Mono sur Youtube |

Intervenant : Khalid Mouna,

anthropologue et professeur à l’Université Moulay Ismail de Meknès, où ses recherches portent notamment sur les marges sociales, les migrations, les drogues, le corps et les transformations du Maroc contemporain. Ses travaux articulent ethnographie, anthropologie visuelle et recherche internationale.
Il développe parallèlement une pratique documentaire qui prolonge le terrain par l’image et le son, dans une démarche à la croisée de la recherche et de la création.
Sa filmographie comprend Le Maître du Coran (2019), MONO (2024), coréalisé avec Ayoub Layoussifi, et Danser la Boza, corécrit avec Victoire Jaquet et Georgia Bucur, consacré aux liens entre migration, danse et création artistique au Maroc.
Son travail actuel explore notamment les relations entre art, mobilité, migration et formes de recomposition sociale et culturelle au Maghreb.

Biographie du discutant :

Résumé :  Depuis deux décennies, Tanger est devenue un foyer central de la consommation d’héroïne au Maroc. À travers six trajectoires, le documentaire explore le « mono », le manque et l’urgence de consommer qui structurent le quotidien des usagers. Des kharba aux espaces publics, il montre comment la drogue défait les liens sociaux tout en produisant des solidarités fragiles. Le film interroge les parcours de souffrance, de rupture et de guérison. Il révèle ainsi une réalité sociale profonde au cœur des mutations de la ville.

For the past two decades, Tangier has become a major center of heroin consumption in Morocco. Through six personal trajectories, the documentary explores the “mono” — the state of withdrawal and the urgent need to use that structures users’ daily lives. From abandoned buildings (kharba) to public spaces, it shows how drugs dismantle social bonds while also generating fragile forms of solidarity. The film examines paths of suffering, rupture, and recovery. It thus reveals a deep social reality at the heart of the city’s transformations.

Cette session se tiendra en hybride :
– En présentiel sur inscription par mail :

Coordination scientifique : Fadma Aït Mous, Léon Buskens, Aziz Hlaoua, Manoël Pénicaud